Mercredi 7 mai 2008
Le ciel s’étouffe, bleuit. L’air alourdi se fend comme une pâte et se referme de même, poussant sur toute chose. Il cloue les insectes au sol, éreinte les arbres. Ecrasés sous leur poids, les nuages cèdent enfin. Une goutte chasse l’autre. Le crissement agaçant des essuie-glaces : il faudra changer ce balai. Devant et après moi la route s’efface. Ca tambourine à mille doigts sur la tôle. Les marques blanches s'estompent, la voiture s’agrippe au torrent crépitant, la route se hérisse. Avec l'espace, le temps disparaît. Entre rien et rien on est au milieu de nulle part, à peine si on se sent avancer, bercé, noyé, en bulle. Le soleil devient une idée ! Il lui faudrait trop d'énergie pour trouer ça.
par Marie-Laetitia Gambié
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Des jolies choses et tout c'qu'on peut po dire
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