Pourquoi ce titre ?

MARIE RENNARD a écrit

MARIE-LAETITIA GAMBIE a écrit

CHRISTINE SPADACCINI a écrit

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C'est vous qui l'dites

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Jeudi 3 juillet 2008

J
e tiens ta petite main dans la mienne. Tu ne dis pas un mot. Tu sembles repasser un à un des gestes, des paroles, et je contemple ta concentration posée, contenue, avec tendresse et émotion. Ce matin tu as le trac, un trac monstre, il ne te lâche plus depuis deux jours, hier soir tu me confiais dans un sanglot ne même pas vouloir venir, tu en as pleuré la tête dans ton coussin, cachée, vaincue ... J'ai dit les mots, les seuls possibles mon amour, je ne t'ai pas laissée t'enfermer dans cette peur qui se serait alors muée en panique à la prochaine représentation, j'ai cédé pour le judo mais non, pas pour le spectacle, tu iras mon coeur, tu iras et tu y arriveras et petit à petit tu dompteras cette angoisse paroxystique des anxieux dont tu fais hélas partie, parce que le cerveau, merveilleux calculateur de statistiques, doit plier devant le nombre, la répétition, la régularité, des succès bien réels face à la masse des échecs redoutés.


Dans le préau tu te coules hors de ma vue pour rejoindre ta classe, du bout de l'oeil je t'aperçois riant aux éclats avec ta grande copine la pestouille Manon que tu détestes et chéris tour à tour, là, tout ira donc bien, l'étau autour de ta gorge se desserre, je prends pour moi seule tes craintes et lisse mentalement du doigt mes plus jolis grigris.

Lorsque nous entrons dans la salle pour prendre place, dans un brouhaha festif, joyeux, relevé d'éclats de voix et de rires nerveux, vous êtes déjà en ordre, classés par taille pour chanter. Toi, toute menue et frêle avec ton année d'avance, tu trônes au premier rang, mains bien à plat sur les genoux sauf lorsqu'il faut replacer derrière l'oreille cette mèche trop courte dont l'élastique ne peut attraper la pointe. Tu es celle à qui la maîtresse confie sa partition entre deux chants. Tu es celle qui articules et guides les autres. Tu es celle que les camarades regardent et guettent en reprenant leur souffle. Et tu ne le sais pas, tout cela. Tu es mon centre du monde, mais tu ne perçois pas que pour d'autres déjà tu es quelqu'un, un petit quelqu'un de plus. Je suis fière, bêtement, oui, comme une maman chat, juste animalement. C'est la mienne, vous voyez celle-ci qui chante si bien ?

C'est ta troisième et dernière année de maternelle, et ... Oui je pleure chaque année, de te voir si magnifique, de fierté, de nostalgie anticipée, de te voir grandir, de voir un tout petit morceau de tout ce que tu apprends lorsque tu vis ta vie de petite fille, le résultat de tout ce temps que tu passes chaque jour loin de moi et qui te pèse, à toi, de moins en moins ... Je m'éloigne volontairement de ton papa, voilà ainsi tu es à moi seule, et mes émotions se livrent sans fards, sans complexes non plus, je n'aime pas qu'il me voie pleurer même pour du bonheur, ça me l'attristerait.

Comme tu es sérieuse, appliquée, belle, sereine à présent, je distingue ta voix au milieu des autres, je la connais si bien ! Elle est difficile la chanson, et tous les parents serrés les uns contre les autres sur les quelques bancs et debout en fond de salle se laissent parcourir par un même frisson d'orgueil, qu'ils sont beaux, ce sont les nôtres.

Les applaudissements déferlent à vous étouffer, vos sourires nous font frapper plus fort encore, des sifflets, des "encore !", des "bravooooo !" et je ne suis pas la dernière, qu'importe le regard des autres, moi je veux que tu m'entendes ! et tu m'entends et me souris.

Nous sortons quelques minutes, une autre classe est en scène, et lorsque nous revenons enfin, tout a été chamboulé, les bancs repoussés ... place à la danse. Ta petite moue concentrée me donne une seconde d'anxiété mais non, je te fais toute confiance, et si toi tu ne le sais pas, moi je ne doute pas une seconde que tout ira bien.

Vous formez la ronde. Tu ne souris plus du tout. La musique commence, vous tournez, la musique s'arrête ... La maîtresse qui passait derrière vous te pousse tout doucement au centre de la Ronde, te voici seule en scène mon amour ! mon coeur bat à se rompre ! Seule, souple, appliquée, tu exécutes les trois petits pas qui lancent la danse et vas chercher celui à qui tu passes le témoin et que tu fais entrer avec toi dans le cercle. Tu ne m'avais rien dit ma douceur, pour ne pas gâcher la surprise, et voilà d'où te venait toute ta peur, comme tu es forte déjà, pénétrée de l'importance de ton secret, comme tu m'impressionnes ma fille, ma tendre sauvageonne, comme je t'aime. Je t'aime, je t'aime, je t'aime, grenouille, libellule, papillon, et lorsqu'enfin libérée tu viens te jeter dans mes bras je te respire comme aux premiers jours, le nez dans tes cheveux, dans ton cou, et tu t'abandonnes comme tu le faisais alors. Que jamais cela ne cesse.


par Marie-Laetitia Gambié publié dans : Nos lardons
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Dimanche 4 mai 2008

"Maman, tu pourras venir avec moi à la vouariderie ?"

Je suis déjà dans la cuisine, la tête dans le réfrigérateur pour faire un -très - bref inventaire du vide sidéral qui l'occupe ... ce sera donc purée rose (mousline - jambon mixé). Je retire la tête du fridge, et exprime mon incompréhentude manifeste par un laconique "GNE ? PARDON ?" tout en me dirigeant vers  l'armoire placard. C'est foutu pour la mousline, y'a pu de lait. Bon, voyons le congélo ... 

"Maman, tu pourras venir avec moi à la vouariderie S'IL TE PLAIT ?"

Ah oui c'est bien ça : c'est pas mes oreilles, c'est sa bouche. Je délaisse donc un instant ma recherche de menu et passe la tête par la porte de la cuisine.

Aux lèvres un sourire à faire fondre un Philibert Globule constipé, Mathilde me regarde pleine d'espoir, assise par terre, tirant sur ses lacets emmêlés et double-noués par la main agacée d'une ATSEM prévoyante lasse de les lui refaire douze fois par récré, lunettes de guingois et cheveux en pétards, sa cagoule juste à côté d'elle. 

Tout en m'agenouillant devant elle pour lui ôter ses super chaussures vernies (quelle idée il a eu, le Viking, de lui acheter ces trucs à lacets alors qu'elle sait pas les faire, j'vous jure) double, triple, quadruple-nouées, je m'enquiers plus explicitement :

"Zouzou, je sais pas si je suis bouchée ou si tu as mal compris un mot mais je comprends pas ta phrase. Tu veux que je t'accompagne OU ???"

Elle fronce les sourcils, contrariée, et un peu concentrée aussi. Elle essaye de se rappeler la phrase de la maîtresse.

"Ben tu sais, la vouariderie ! (mimique débile de la mère qui n'a toujours rien compris ....) .... Tu sais !!! Là où on va avec l'école pour apprendre à planter des petites graines qui font des plantes".

"Jardinerie ! comme jardin ! Jardinerie mon bébé, jar-di-ne-rie"

"Oui oui, jardinerie, je sais l'dire-euh"

"Ah non moi c'est pas Oui-oui, c'est maman"
Private joke, elle est toujours morte de rire ...

"Ben non je pourrai pas t'accompagner mon coeur, je bosse moi vendredi ..."

Elle se ferme complètement ma ptite huître boudeuse.

"Eh ben Fabian sa maman, ELLE, elle vient toujours quand on va dans des activités ! et même la maman d'Arman !"

"Oui je sais, même que tu m'as dit qu'Arman il fait encore plus de bêtises quand sa mère est là ... mais c'est parce qu'elles, elles restent dans leur maison, elles travaillent pas comme moi, dans un bureau, tu vois ? Elles s'occupent de leur maison, parce que ... parce qu'elles ont choisi ça, et puis parce que leur mari il gagne sûrement beaucoup d'argent, et puis ... "

Je suis un peu à court, je n'ai pas envie de glisser des idées dans sa petite tête, mais y'en a déjà !

"Et pourquoi tu fais pas pareil toi ? en plus t'as un super ordinateur tu pourrais travailler dessus ? Et puis papa il gagne plein d'argent ! Ce serait drôlement bien !"

"Ben moi j'ai pas très envie tu vois ma grenouille, de rester à la maison, c'est pas trop mon truc, il faut vraiment avoir plein de sous et très très envie pour le faire"

"C'est même pas vrai ! la maman de Fabian elle a pas plein de sous, même que tu lui en donnes tous les mois ! et quand même elle travaille pas !"

"Ah mon coeur des fois les gens ils choisissent pas de ne pas travailler tu sais ... la maman de Fabian elle aimerait bien travailler je crois mais elle trouve pas de travail, alors comme elle te garde tous les soirs je lui donne des sous tu vois, mais c'est pas beaucoup c'est pas un vrai travail de tout le temps"

"Pourquoi ?"

A ce stade de la conversation, je me rappelle soudainement que je dois préparer le dîner et je fuis lâchement dans ma cuisine, poursuivie par un "Hein dis, pourquoi ?" très très insistant.

"Parce que ... parce que ... " Je voudrais lui expliquer tout plein de choses, là, tout de suite, mais je dois faire attention à tellement de trucs ! Au fait que la maman de Fabian est mon amie, qui me la récupère tous les soirs à l'école, et que tout ce que je vais dire risque de lui être répété tel que compris, donc passé au crible des interprétations enfantines, à l'image qu'elle a déjà dans sa petite tête de la femme qui-reste-au-foyer et de l'homme qui-rapporte-les-pepetes ... Ouille ouille ouille que c'est compliqué. Je botte en touche pour ce soir.

"Eh tu sais quoi ? on va faire des crêpes !"

"OUUUUAAAAAAIS !"

Ouais ... seulement j'ai toujours po d'lait ...

par Marie-Laetitia Gambié publié dans : Nos lardons
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Mardi 29 avril 2008


Ce week end, vous avez décidé de vous offrir un séjour en amoureux dans une demeure anglo-normande de fort belle facture, proposant des prestations très haut niveau pour un bed and breakfast hors du commun. Heureuse femme ! Vous profitez à plein de ces deux jours de détente, de ces deux grasses matinées d'une opulence à faire frémir vos petits matins blêmes, et sur lesquels vous fanstasmerez en couple pendant les mois et les années à venir ... jusqu'à ce que votre budget vous permette à nouveau de vous exiler sans votre progéniture délicieuse mais dont il est doux de tester à quel point elle vous manque à six heures et demie le samedi matin alors que vous vous retournez dans une couette moelleuse, attendant que le jour soit tout-à-fait levé, mais vous pas.

A des heures indues auxquelles votre organisme n'ose plus croire - dix heures et demie ! - vous hasardez un orteil hors du lit rond de deux cent dix centimètres de diamètre, vous coulez langoureusement de la chaleur moite de la couette en duvet à la moiteur chaude de la salle de bains et sa douche massante. Vous aviez presqu'oublié ce que langueur voulait dire. Votre organisme peine à reprendre ses marques, éperdu de reconnaissance devant tant de temps dévolu à la paresse, vous êtes presque courbaturée d'avoir dormi douze heures d'affilée dans ce cocon moelleux. Vous vous délassez très en douceur, savourant cette lenteur permise, votre compagnon vous rejoint enfin dans cette salle d'eau pour adultes sans pouic pouic en forme de canard.

Plus tard, vous appellerez chez vous pour vous enquérir de vos parents harrassés qui ont imprudemment proposé il y a quelques mois de vous délester de vos charmantes bambines pour deux jours, vous écouterez votre Grande vous décrire par le menu la mise en coupe réglée de l'emploi du temps dominical de son grand-père qui s'est tour à tour plié en douze pour lui faire faire du vélo puis de la trottinette, épuisé dos et bras pour la pousser dans la balançoire, usé les yeux pour l'aider à reproduire son prénom... Vous raccrocherez, un large sourire flottant sur les lèvres, rassurée, et pourrez retourner sans vergogne à votre plateau de fruits de mer arrosé d'un petit blanc du crû.

En rentrant dans votre suite après le déjeûner, vous repensez en riant à l'injonction de votre père avant votre départ : "par pitié, ne nous faites pas le troisième ce week end !". Aucun risque. Alors que votre Grande atteint l'âge avancé de quatre ans vous réussissez enfin à vous offrir votre première escapade amoureuse, c'est pas pour vous recoller dans les couches dans les douze mois à venir. Vous prenez la ferme résolution de profiter un peu de la vie à deux afin d'éclairer celle souvent trop rapide et remplie de stress que vous menez tambour battant à quatre, et méditez cette statistique selon laquelle c'est entre 34 et 37 ans que les femmes ont le plus de grossesses gémellaires naturelles. La semaine prochaine vous irez vous faire poser un stérilet et pourrez enfin souffler quand vous batifolez sur vos heures de sommeil.
par Marie-Laetitia Gambié publié dans : Nos lardons
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Mardi 22 avril 2008
"Quel que soit le nombre d'enfants, tu verras comme tu te sentiras bien quand t'auras réussi à les caser tous pour quinze jours chez les grand-parents"
Ouais j'y suis tiens.

Eh ben elles me maaaaaaanquent !

Bon, j'avoue ... avec un brin de honte ... C'est pas venu tout de suite... Loin s'en faut. Ou alors dans un tout petit coin de ma tête une seringue vers trois heures du matin quand je crois ouïr un plaintif "maman" de fièvre d'otite et que je me recolle une boule quiès parce que là tout de suite, y'a que ça à faire, ah aaaaah vu que y'a pas de "maman" qui tienne à deux cents kilomètres de distance !

Avant, j'ai pris le temps de faire des trucs DE DINGUE .... J'ose même pas vous raconter ... J'ose ? Allez j'ose ...

- aller au cinoche ! (1)
- prendre un bain avec chéri
- faire la grasse matinée à deux (2)
- ne pas dîner du tout et se coucher en arrivant (3)
- me promener à poil entre la salle de bains et la chambre
- suggérer à mon douzépoux de dormir dans le lit de la grande une nuit de grands ronflements conjugaux (4)
- manger des trucs impossibles (gratin de courgettes ! sushi ! petits pois frais !)
- faire la sieste
- faire la sieste
- faire euh .... ben la sieste
- (5)

Au fond, ce dont on manque le plus cruellement en tant que parents c'est de sommeil ... (6)
Et plus j'y songe, et moins j'ai la maternité qui me démange pour un troisième.
Parce que et d'une les grand-parents je les sens pas super chauds pour m'en garder trois d'un coup, des mouflets ; et de deux, entre la grossesse  - émétique au possible - et les, allez soyons large ... - six premiers mois de vie, ben c'est  un tout petit peu épuisant de redevenir maman.  Et papa. Allons, on est jeunes, fougueux, pleins de vie, fauchés ... a peut ptete attendre encore un peu ...



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(1) La dernière fois j'étais enceinte d'Elsa ... voui voui

(2) Eh ouais ... là je sais que je vais carrément faire des envieux et envieuses ! c'est un truc dément la grasse matinée à deux, que tous les étudiants qui me lisent par milliers (ah on me fait signe en régie qu'est à présent par millions) y réflechissent bien à deux fois avant d'arrêter toute contraception, promis c'est un bonheur terrestre la grasse mat, on oublie que ça existe quand on a des mômes mais le retrouver c'est presque cruellement bon !

(3) Genre "ah tiens ce soir je suis crevée, hop on mange des cornichons au gruyère dans le lit, ça te dit ?" "vendu !"

(4) ...

(5) Et vous ai-je parlé de faire la sieste ?

(6) Ne soyez pas bassement matérialiste à me faire remarquer mes fins de mois calamiteuses, et parfois même les milieux ! Puisque je vous dis qu'à côté de ma dette de sommeil mon découvert bancaire eh ben il la ramène pas, i fait pas son fier !
par Marie-Laetitia Gambié publié dans : Nos lardons
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Dimanche 13 avril 2008

 Dessin de Magali


« - Et moi maman, pourquoi je n’suis pas mon nez ?
- Ca t’arrive mon cœur.
- Quand ? »



Lorsque tu passes tout près de la lavande qui déborde sur l’allée et que ton épaule menue s’y frotte, faisant presque apparaître un nuage de son parfum piquant et mauve aussi impalpable et pourtant perceptible et présent qu’un génie sortant de sa lampe, lorsque le regard et les narines attirés par le massif, tu tournes la tête, tout enivrée, et ne peux retenir ta main qui caresse les fleurs naissantes et les bourgeons… tu suis ton nez.
 

Lorsque tu débaroules, le sourcil haut et l’air de ne pas y toucher, dans la cuisine close à l’atmosphère un peu confinée d’où montent à ta chambre malgré la hotte les effluves de compote bloubloutant à fond de casserole, que tu tires ton petit tabouret sous le bar pour te hisser à bonne hauteur et contempler ce qui se mijote, sans mot dire, tes yeux qui pétillent d’impatience et de fringale contenue quémandant la cuillère en bois que je vais bientôt te tendre, soufflant bien fort dessus, la main gauche placée en coupe prête à recueillir la précieuse goutte des gourmandes qui ne manquera pas de choir … tu suis ton nez.

Lorsque tu plonges les doigts et la bouche en bisou dans les poils de ventre du chat abandonné pattes en l’air dans cette position torsadée qu’il affectionne, sa bedaine grassouillette chauffée par le rai de soleil qu’il envahit laissant apparaître ça et là dans la fourrure noire moins dense et duveteuse les tétounes inutiles de mâle dans des touffes blanches, que tu t’étourdis de son ronronnement conquis et t’en relèves l’œil mi-clos, le sourire bienheureux en t’exclamant « il sent le nounours ! » … tu suis ton nez.

par MLG publié dans : Nos lardons
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Samedi 29 mars 2008
"Tu sais maman, à l'école il y a une autre Mathilde.
- ah bon ? mais elle n'est sans doute pas aussi jolie que toi !
- (... silence outré et moue dédaigneuse) ... ben ... Maman ! ... bien sûr que non !"
par Marie-Laetitia Gambié publié dans : Nos lardons
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