Et pour l’information du lectorat, je rappelle que ce chat avait depuis un an – a toujours, parce que je suppose que ça lui a pas passé depuis une semaine que je l’ai pas revu, la teigne. Or la teigne, ça se transmet du chat à l’homme, et surtout à la femme qui lui administre bains et pilules, et depuis deux mois je suis la proie de cette saloperie de parasite hyper résistant.
C’était la circonstance atténuante numéro un.
Ensuite j’ajouterai que cette saloperie de bestiole, je cause du chat, a réussi durant l’année où nous avons cohabité lui et moi à niquer complètement mon canapé avec ses griffes, ainsi que les montants de bois de mon lit.
Circonstance atténuante numéro deux.
D’autre part, j’ai pris personne en traître, j’avais prévenu, quand d’aucuns Virgule et Madame Barrachin m’ont forcé la main pour l’adoption, que je ne le prenais que s’il crevait avant le retour à Providence, parce qu’un chat à la cambrousse je veux bien, mais dans un appart, c’est hors de question, même pas un poisson rouge.
Circonstance atténuante numéro trois.
Pendant un an, tous les matins à quatre heures, cette bestiole est venue miauler de mon côté du lit pour que j’aille lui ouvrir. A sa décharge, il m’a toujours remerciée du service d’une sorte de rongourougourou avant de se barrer dans la campagne.
Enfin, je rappelle qu’un chat, si c’est pas complètement con, ça s’adapte très bien à la vie sauvage. Et celui-là est particulièrement pas con. Alors je l’ai emmené en promenade, et même si l’expression peut rappeler des méthodes contestables en usage durant la deuxième guerre mondiale, je vous signale que c’est pas du tout pareil.
La preuve, c’est que je n’ai que de très vagues remords.
C'est vous qui l'dites