Pourquoi ce titre ?

MARIE RENNARD a écrit

MARIE-LAETITIA GAMBIE a écrit

CHRISTINE SPADACCINI a écrit

Les Editeurs nous ont envoyé :

Historique

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

C'est vous qui l'dites

Recherche :

Jeudi 22 mai 2008

Je vais commencer cette contribution par une anecdote, une fois n’est pas coutume. J’ai visité une bonne bouquinerie ce week-end*. Le libraire-bouquiniste en connait un rayon, c’est le cas de le dire, particulièrement en ce qui concerne les auteurs belges. Je lui ai demandé si il possédait des ouvrages de Hubert Juin ; il m’a répondu - à ma grande surprise - que plus personne ne lisait ça.
Bon, voici qui suffit à me motiver pour en parler. Si plus personne ne lit Hubert Juin, et bien ma foi, c’est bien dommage.
Les sangliers est un très beau texte de cet auteur, que l’on peut facilement se procurer qui plus est, puisqu’il est publié chez Labor.

Dopin ramène, par un sombre jour, sa toute nouvelle épouse d’un village voisin, dans son village non moins sombre que le jour en question. Il s’agit de Joséphine, belle, sauvage et… divorcée. Il suffira de cela pour que l’ensemble du village se prenne d’une curieuse passion qui ressemble à la haine pour la belle. Elle focalisera très vite les peurs, les désirs, les craintes, les préjugés de la communauté des habitants.

Dans ce très beau texte, Hubert Juin analyse avec beaucoup de finesse, mais il faut le dire aussi avec une certaine cruauté, la position que peut prendre une communauté face à un individu qui lui est extérieur et comment cette communauté utilise aussi ce rejet comme un élément dynamique à sa propre logique et à son propre fonctionnement.

Mais mon analyse peut sembler froide et psychologisante alors que le texte de Juin est bourré de passion, d’émotions, de jeu sur le dit et le non-dit et d’une atmosphère si particulière.

L’histoire forcément ne pourra que mal se terminer si les habitants se rendent compte que Joséphine a été investie, par cette même mise à l’écart, de ce pouvoir terrible, celui de dire, celui de condamner…

En note, je finis pas dire que j’ai été très étonnée de l’analyse qui est faite de ce texte par Joseph Duhamel dans l’édition Labor. Rarement, je me suis retrouvée en complète opposition de lecture face à un même texte. C’est le cas ici.
Mais peu importe, le texte de Juin est d’une grande force.

* Pour les bruxellois, il s'agit de la bouquinerie Images, chaussée de Waterloo, Saint-Gilles.

par Irène Grätz publié dans : En direct du Plat Pays...
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Lundi 19 mai 2008

C’est un peu par hasard que je suis tombée sur cette anthologie de la littérature fantastique en Belgique. Réalisée par Jean-Baptiste Baronian, elle reprend "28 contes bizarres et surnaturels" par les écrivains belges et est organisée en trois parties, avant Jean Ray, autour de Jean Ray et après Jean Ray. On découvre dans cette anthologie de réels petits bijoux de contes fantastiques, et du meilleur des fantastiques à mon goût, celui de Marcel Thiry, de Jean Muno, de Michel de Ghelderode, de Baronian lui-même (écrivain belge, lui aussi), et j’en passe.

A côté de ces très grands du fantastique, d’autres auteurs, moins connus peut-être, nous livrent ici des contes amusants et originaux. Nous passons par les délires les plus fantasques et les frissons les plus insidieux, sur des sujets parfois originaux et avec des façons toujours différentes.

Ne citons parmi les vingt-huit que cette histoire d’un peintre qui se décide, fou d’amour, à envoûter son rival, dans La dance macabre du pont de Lucerne  par Georges Eekhoud, ou celle, très belle, de L’homme qui faisait les cercueils trop grands, (Pierre Goemaere ) d'un fabricant de cercueil qui se repent de ses antécédents avares sous la pression des revenants.

Baronian met tout cela en musique évidemment et nous pouvons suivre ainsi au fil de la lecture l’évolution de ce genre qui n’est plus tellement prisé par ici, du moins sous cette forme, et c’est bien dommage. Pour ma part, j’y reveins souvent, même si les œuvres de ces auteurs ne sont pas toujours faciles à dénicher.

Jean-Baptiste BARONIAN, La Belgique fantastique, Ed Jacques Antoine.

par Irène Grätz publié dans : En direct du Plat Pays...
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Vendredi 16 mai 2008
Par Jean-Pierre Verheggen, écrivain, poète et crieur belge

Portrait de l’artiste en Dieu Grec

En Dyonisos ! Ou plutôt en Dionouzo’s !
Imbibé d’ouzo, dès ouzo et demi, l’heure de l’apéro,
jusqu’au moment d’aller, dadais, dodo
au lit, en bredouillant, plus noir qu’un noircicaud :
non au Commandant Cousteau,
Il y met beaucoup trop d’eau
(Sur l’air de la Calypso ! Calypso !)
Ou d’autres fois : protégeons la couche d’ouzone de la voûte céleste !
(Sur l’air d’Anis aime les sucettes !)
Ou encore : A bas le Commandant Cousteau,
il se couche beaucoup trop tôt !
Votez Verres !
Votez Alcoolos !


Jean-Pierre Verheggen, Ridiculum Vitae, Poésie/Gallimard, p. 158
par Irène Grätz publié dans : En direct du Plat Pays...
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 8 mai 2008

Le dire en wallon

 

Escrire e walon, on reve di djonnesse;

Dj' î pinséve sovint

Cwand dj' esteu gamén

Cwand k' el mwaisse d' escole etasséve dins m' tiesse

Totes sôres di machins,

Et minme do flamind.

 

Ecrire en wallon, un rêve de jeunesse

J'y pensais souvent

Quand j'étais un gamin

Quand le maître d'école entassait dans ma tête

Toutes sortes de machins

Et même du flamand.

 

Po dire e walon tot çki dj' a dins mi åme

Pol dire a tolmonde come on l' fwait a s' mame

K' on-z a do bon tins

K' on-z a do penin.

 

Pour dire en wallon tout ce que j'ai dans l'âme

Pour dire à tout le monde comme je le ferais à ma mère

Quand on a de bons moments

Quand on a des chagrins

 

Tchanter e walon, tchanter les promesses

Do bontins ki vént,

Tchanter e walon etot rlevant l' tiesse,

E pinsant ki dmwin,

Ça serè co l' bon tins.

 

Chanter en wallon, chanter les promesses

Di bon temps qui arrive

Chanter en wallon en relevant la tête

En pensant que demain

Ce sera alors comme dans le bon temps.

 

 

Georges G. Boudard, humblement transcrit (et non traduit) en français par myself.

par Irène Grätz publié dans : En direct du Plat Pays...
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mercredi 16 avril 2008

Félicitationssssss à la Grande Princesse Belge Mathilde, qui vient d'accoucher d'une petite princesse Eléonore, quatrième rejeton de la GPBM, et cinquième dans l'ordre de succession au trône.

Ben non, je ne suis pas royaliste, mais une maman, c'est une maman.

 

Ajoutons qu'Eleonore est le douzième petit-enfant du roi et de la reine de Belgique. Enfin, si on ne compte que les officiels, parce que pour le moment, ce n'est pas l'accouchement de la GPBM qui fait la Une de la presse belge mais un bouquin qui doit avoir un potentiel littéraire élevé, "Couper le cordon" de Delphine Boël, la fille illégitime du Roi Albert II. Comme si on coupait le cordon d'avec son père…

 

Bref, vous n'en vouliez pas d'une famille royale, mais je vous jure que c'est parfois rigolo…

Bon, pour me racheter, demain je vous poste un petit article sur un auteur belge sensationnel…

par Irène Grätz publié dans : En direct du Plat Pays...
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Lundi 14 avril 2008

Ce matin, je lis dans les journaux belges cette information étonnante. Depuis quelques jours, la rumeur circulait mais je ne voulais y croire...
Pourtant...  

Il apparaît que de plus en plus de futurs profs refusent d'enseigner la théorie de l'évolution de notre ami Darwin et préfèrent revenir au créationnisme. Si, si, cette histoire de Dieu (quel qu'il soit) qui crée le monde.

 

Les officiels du gouvernement* rappellent qu'il est interdit aux enseignants de s'écarter du programme et que Darwin fait foi, ah, ah.

Bon, évidemment, c'est déjà ça, mais cela ne suffit pas à calmer mes inquiétudes persos. Parce que si l'enseignement des sciences à nos mômes est confié à des créationnistes, me semble qu'on va avoir quelques petits problèmes dans les années à venir, question évolution justement.

Non, c'est pas une blague. Et voui, des fois, je me dis que le climat belge n'est pas la seule raison qui pourrait me pousser à déménager…


 

* (mais si, on en a un, maintenant, suivez un peu…)


par Irène Grätz publié dans : En direct du Plat Pays...
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Blog : Lesbien sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus