Una voce

Publié le par Irène Grätz (Filleke)

Certains petits éditeurs sont devenus grands. Par leur travail, par la qualité de leurs choix, parce qu’ils ont voulu garder la passion : celle de découvrir et de faire découvrir. C’est le cas à mon avis de la Fosse aux Ours.

 

http://www.lekti-ecriture.com/editeurs/-La-fosse-aux-ours,126-.html

 

Et moi, en tant que libraire, mais aussi en tant que lectrice insatiable, ça me convient.

 

Ça me convient d’autant mieux quand je tombe sur des textes épatants comme ceux de Mario Rigoni Stern. Je ne lis pas encore l’italien dans le texte – même si j’y travaille – et heureusement que des petits malins comme ces ours-là nous offrent des traductions de ce genre.

 

Je sens, pour ma part, que je vais passer quelques temps chez l’auteur. Mais aujourd’hui, je peux bien vous parler de En attendant l’Aube, qui est un réel petit bijou. Pourtant, il n’est pas facile de me convaincre à la lecture de nouvelles  - grands saints mis à part, Saint Borges, patron de la nouvelle, ayez pitié – et encore moins aux récits guerriers ou du genre. Mais là j’avoue que quelques jours après lecture, je suis encore sous l’émotion.

 

On pourrait dire simple. Mais cette écriture est avant tout élégante, raffinée, troublante. Les sujets sont souvent durs, précis, tranchants. Même dans leurs recoins les plus détournés. La lettre à Jacopo da Bassano qui termine ce petit recueil en est un exemple. C’est magistral ce qui s’écrit ici.

 

Ahh. Vraiment. Et passez donc à la librairie, je vous confierai le bouquin, et nous en parlerons…

Irène Grätz

 

 

 

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Antonia Savey 16/09/2009 18:24

papivore je suis, et addict aux émotions que délivrent les mots. Elle est où ta librairie ?