Jeudi 2 avril 2009

Hier soir, j’ai visionné le DVD de « Le jour où la terre s’arrêta », avec Keanu Reeves dans le rôle principal. Une histoire de science-fiction, avec un extra-terrestre qui veut sauver la terre, en train d’étouffer sous la main de l’homme. Film de genre un peu convenu, dira-t-on, tendance écolo, avec l’inévitable moralité de fin (en l’occurrence, dans celui-ci, le message est : les hommes changent quand ils sont au bord du précipice). Preuve à l’appui, ce jeune garçon élevé par sa belle-mère qui s’évertue à la conchier du début à la fin. Mais bien sûr, au moment où sa courte vie risque de s’arrêter nette, il se tourne plein d’amour vers sa tutrice et l’appelle maman. Ce qui, comme de bien entendu, va émouvoir l’extra-terrestre qui donc renonce aussi sec à exterminer la race humaine, qui est teeeeellement attachante (les chiens aussi, mais bon, eux ils peuvent crever, c’est pas grave). Tout est bien qui finit bien, sauf pour les figurants qui ont été engloutis par une nuée d’insectes métalliques. Sans déconner.

 

En résumé, un film pas franchement transcendant, au thème mille fois abordé et visité, qu’on range dans sa boîte au clap de fin sans même prendre la peine d’éteindre le poste de TV, laissé pour le coup en veilleuse (en vrai, je l’éteins, mais si je l’avoue, je casse mon image de nana hyper rebelle). Sauf que dans le boîtier, en l’occurrence, se trouve la version originale du film, tournée en 1951. Alors on regarde un peu, pour comparer l’évolution des effets spéciaux et du scénario, histoire de se moquer. Et on n’est pas déçu, parce que franchement, elle est un peu ridicule l’assiette en poterie censée représenter une soucoupe volante, tout comme le robot  interprété par un acteur en combinaison bouffante (qui fait des plis à l’entrejambe, bonjour Monsieur…) Pour les effets sonores et de lumière, ils ont dû engager la famille « Rodriguez » des petites annonces d’Elie Semoun, c’est sûr. Bonne poilade.

 

Pourtant, je n’ai pu m’empêcher de constater une vraie similitude. Un seul et unique point commun. Le cheval de bataille, en 51, était « l'utilisation de la puissance atomique et des risques que la Terre peut faire encourir à l'équilibre précieux de tout l'univers. En 2008, le message est « préserve la terre et respecte la nature si tu ne veux pas détruire ta planète. » Faut croire qu’en 57 ans, on n’a toujours pas compris.

Par Marie-Christine Buffat - Publié dans : Elles ont vu, lu, entendu
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