Y a des jours comme ça...

Publié le par Marie-Christine Buffat

Il y a des jours où l’on tombe du lit plutôt qu’on se lève. Alors on se dit, imagine un truc drôle, Ôm-toi les neurones, blush-toi un rose clown sur les joues. Parfois, ça fonctionne. Et des jours, non. Faut chercher plus loin, puiser dans la réserve des moments inénarrables. Fouillez les cases archives, secteur mort de rire, a-b-c-…, par quel souvenir commencer. Le temps d’y réfléchir et déjà plus envie, cause panne de café. En plus, y a de la route au programme et le pare-brise est givré. Mal aux doigts. Fait chier. Le matin est comme moi : mal embouché.

Ah, des histoires de mal embouchés, ça, par contre, j’en ai plein. Des classeurs fédéraux remplis de voleurs de places de parc, de malotrus qui se faufilent dans les files d’attente. Celui qui ne remplace jamais le rouleau de PQ vide ; pire : qui ne passe pas la brosse après popo. Il y a la gonzesse du parking, qui attend d’être devant la barrière automatique pour chercher sa carte magnétique au fond de la botte de foin qu’est son sac. Celle et/ou celui qui n’a toujours pas compris dans quel sens on s’engage dans un rond point à deux voies et qui, non content de vous avoir provoqué une frayeur de douze, se permet encore de vous offrir la vision superbe d’un majeur tendu. La séance de travail improbable avec le collègue « pue du bec » qui s’évertue à vous parler à 23 centimètres et demi du nez et qui se rapproche à chaque fois que vous reculez pour échapper à l’odeur de putréfaction, vous laissant en fin de course acculée entre la paroi et sa bouche. Celui qui a installé une sirène de pompier volume maxi en guise de sonnerie de portable, et qui laisse ostensiblement son engin sur son bureau avant de se rendre à un meeting pour la journée. La chérie qui monopolise la machine à café (faut pas m’énerver avec le café…), le doigt posé délicatement sur le bouton cappuccino, sans appuyer parce qu’elle cause avec sa copine et qu’elle ne peut pas faire deux trucs en même temps (si t’as du bol et que c’est vraiment ton jour, tu retrouves les deux mêmes à la badgeuse le soir.) Les envahisseuses du rayon « petites culottes », qui jouent du coude et de la gouaille pour te faire dégager fissa et qui osent encore un regard désapprobateur en ta direction quand elles font invariablement tomber la caisse des strings en solde. En prime, les plus chanceuses trouveront le soir en rentrant : le pack de lait vide dûment rangé dans le frigo, le pull de l’aîné fraîchement lavé et repassé dans le panier à linge sale et la poubelle, oubliée dans la cuisine, méticuleusement éventrée et éparpillée dans toute la maison par minou qui, les pattes pleines de marc de café (ah !) n’aura pas oublié d’aller un petit peu marcher ensuite sur le canap’ blanc. Manquerait plus (private joke) que le benjamin vomisse dans l’assiette pour clore la journée !...


Ma foi, y a des jours…




Marie-Christine BUFFAT

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Marie-Christine 22/01/2009 09:07

@ Kiki : ils m'ont fait un remake. Ce coup-ci, c'était ratatouille...
@ Soleildebrousse : et ça, c'est juste le dixième de ce qui me rebrousse le poil ces temps. Mais il paraît que c'est à cause de mon arrêt de clope...
@ Morena : oui, l'humeur est meilleure aujourd'hui !
@ marie : ... ou avec beaucoup trop ! Ca dépend d'où on se place !

marie 21/01/2009 14:35

sans ?
c'était ça la fin ?
sans rire !

Morena 20/01/2009 21:39

Gouzi ?

soleildebrousse 20/01/2009 14:03

Je ris !
merci.
Je ne sais pas si j'aurais le courage de faire la liste de toutes ces choses qui me mettent en colère. Je suis devenue ... molle.

Kiki 19/01/2009 17:36

...et des spaghetti à la sauce bolognaise, hein, de préférence! (si je me souviens bien! ;))