Papiers Collés

Publié le par Filleke

 «Aimer lire est une passion, un espoir de vivre davantage, autrement, mais davantage que prévu.»
Georges Perros, Papiers collés 3, L’Imaginaire, Gallimard.

Je lis très peu dans le genre « journal » (euh, à part les blogs, veux-je dire, mais la différence peut être sujet à débat) aussi est-ce presque par hasard que je me suis plongée dans la lecture des Papiers collés. Ou peut-être à cause d’un si joli titre.

Plutôt que d’être un journal à vrai dire, ce sont des fragments. Des petits, des grands. Sur tout, mais loin d’être écrits sur n’importe quoi. Graves, désespérés parfois, des commentaires qui peuvent aussi faire sourire ou même rire. J’ai été étonnée d’y découvrir une telle poésie. Oui, je savais que Georges Perros est un grand poète. Je ne le sais que mieux.

J’ai aimé cette forme un peu voletante, vagabonde, finalement, moi adepte des romans fleuves et des récits interminables, moi critique acerbe, souvent, du court et sans substance.

Mais c’est aussi que Perros est un lecteur acharné. Il l’était d’ailleurs de métier le veinard ! Alors vous pouvez l’imaginer, on n’exerce pas un tel talent vis-à-vis des livres sans porter un regard différent sur la vie.

C’est un livre, ou plutôt trois puisqu’en trois tomes – et moi qui parlais du risque de manque de substance.

Elle est là, la substance, elle m’a fait penser, amplement c’est le cas de le dire, à la protestation de la pensée de certains…

Qu’on se le lise.


Irène GRÄTZ

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Marie-Laetitia 12/01/2009 15:55

Mais comment qu'on fait pour que ça vienne aux mômes ....