Ma machine à laver est mourue. Lâchement, en douce, et sans un râle annonciateur ! Je l'ai retrouvée ce matin pleine de flotte, de lessive, et
d'un linge bouilli aux enzymes qui m'est hélas totalement indispensable pour constituer les valises pour cet ailleurs qu'on doit rejoindre demain !! Les vacances ça s'appelle ! Et bien sûr, plus
un sou vaillant, pensez, le mois dernier c'est le congélo qu'avait trouvé ça fun de claquer, plein lui aussi sinon c'est pas drôle. Elle pouvvait pas attendre un ou deux mois cette saleté de
machine pourrie, que je renfloue les caisses ? Parce que l'essorage à la main d'un linge ptete même pas propre et qui a pris le temps de geler toute la nuit dans le garage, en plus, ben je
le conseille pas aux arthritiques. Je cours hystérique du garage à la salle de bains, un étage et demi plus haut, des bassines pleines de linge dégoulinant à la main, échevelée, hirsute et déjà
même plus propre, je retrouve au fond de ma cervelle des jurons babéliens remplis de consonnes gutturales, je me prends les pieds dans le chien, bah y'en a au moins un que ça amuse et il me court
autour son os à moelle à la gueule , l'appendice caudal agité de trémoussements frénétiques... "POOOU-sseuh toouuuuuuuaaaaaaa je vais me casser la gu... " immanquablement, la bassine retournée à
terre linge à moitié étalé sur le chien qui s'enfuit en traînant un futal détrempé .... Pfff je jette l'éponge, serviette éponge, sur le parquet inondé, pi je tourne les talons et vais me
faire un café tiens, si on me cherche suis dans ma cuisine ...
Incidente : Dis voir Marie, j'espère que y'a pas de nickel dans la composition des tambours de machine à laver sinon t'as le
cul sorti des ronces
C'est vous qui l'dites