Pourquoi ce titre ?

MARIE RENNARD a écrit

MARIE-LAETITIA GAMBIE a écrit

CHRISTINE SPADACCINI a écrit

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C'est vous qui l'dites

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Jeudi 8 mai 2008
par magali publié dans : Planches, strips, bulles et belles
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Jeudi 8 mai 2008
Monstres. Multisymétriques sans queue ni tête au sens de déplacement imprévisible. Mégapodées, multiocculées, carnassières carnivores suceuses de cadavres frais et de morts en souffrance, liquéfieuses de vie cracheuses de filets tisseuses de pièges suspendus. Au fond du tréfond de mes angoisses il en est une tapie, bringée, duveteuse, si immensément énorme que je compte ses paires d'yeux pétrifiée les pieds happés par la terre sable mouvant d'angoisse qui s'articule dans un cri muet bouche ouverte gorge éteinte. Le recourbement de ses pattes et ce crochet imberbe à l'extrêmité, les paires de crocs à venins, chaque poil, se détachent sur fond blanc et projettent leur ombre sur le mur de mon inconscient. C'est d'une rotondité particulière leur oeil, leur oeil multiple de toutes tailles, c'est comme un oeuf de poisson à la fois terne en superficie et brillant à l'intérieur jeu de lumières sur une bulle d'encre inégalement translucide. Pas de pupilles ni clignement ni paupières et l'impossibilité de les fixer tous. L'immobilité scrutative et d'un coup la course éperdue vers l'ombre de l'armoire, je vais hurler je vais courir et l'écraser l'anéantir la réduire en poudre en jus en traînée gluante sur le mur là dans un grand remuement de meubles en réprimant frissons et nausées, gargouillements de peur primale préverbale, dégoût qui fait fermer le nez et retrousser les babines. Je ne saurai que faire du chausson maculé dont l'épaisseur ne m'empêche pas d'éprouver le craquement répugnant de la chitine l'explosion des pattes le démembrement de l'abdothorax le sang qui éclate giclements atroces.
par Marie-Laetitia Gambié publié dans : Des ptits rien
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Jeudi 8 mai 2008

Le dire en wallon

 

Escrire e walon, on reve di djonnesse;

Dj' î pinséve sovint

Cwand dj' esteu gamén

Cwand k' el mwaisse d' escole etasséve dins m' tiesse

Totes sôres di machins,

Et minme do flamind.

 

Ecrire en wallon, un rêve de jeunesse

J'y pensais souvent

Quand j'étais un gamin

Quand le maître d'école entassait dans ma tête

Toutes sortes de machins

Et même du flamand.

 

Po dire e walon tot çki dj' a dins mi åme

Pol dire a tolmonde come on l' fwait a s' mame

K' on-z a do bon tins

K' on-z a do penin.

 

Pour dire en wallon tout ce que j'ai dans l'âme

Pour dire à tout le monde comme je le ferais à ma mère

Quand on a de bons moments

Quand on a des chagrins

 

Tchanter e walon, tchanter les promesses

Do bontins ki vént,

Tchanter e walon etot rlevant l' tiesse,

E pinsant ki dmwin,

Ça serè co l' bon tins.

 

Chanter en wallon, chanter les promesses

Di bon temps qui arrive

Chanter en wallon en relevant la tête

En pensant que demain

Ce sera alors comme dans le bon temps.

 

 

Georges G. Boudard, humblement transcrit (et non traduit) en français par myself.

par Irène Grätz publié dans : En direct du Plat Pays...
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